mardi 31 mai 2016

Twilight, book 1 - Stephenie Meyer


Pour laisser à sa mère la liberté d'accompagner son compagnon dans ses déplacements, Bella décide de quitter Phoenix et s'installe chez son père, chef de la police de Forks, petite bourgade de l'état de Washington. Au lycée, ses regards se portent sur Edward Cullen dont la beauté et le comportement la terrorisent et la fascinent. La passion qui naît entre eux ne peut que l'exposer à de nombreux dangers car Edward n'est pas un humain et elle le sait.

Avant toute chose, je tiens à préciser que j'ai lu ce premier tome de la saga en toute bonne foi. En dépit de mes vilains préjugés, je partais vraiment du principe que, peut-être, je passais à côté, sinon de la révélation du siècle, au moins d'une lecture facile et agréable, et j'avais vraiment pour objectif de passer un bon moment sans prise de tête. En général, je ne cours pas après les romances, mais je pensais être dans l'état d'esprit adéquat, parce que, je ne sais pas si c'est à cause du printemps ou autre chose, mais j'ai passé ces derniers temps sur fanfiction.net à lire des romances ados à s'étouffer de choupinitude et je suis même d'humeur à écrire des petits drabbles mignons, ce qui ne m'arrive strictement jamais. Et en dépit de tout cela, du printemps, des petits oiseaux et de mon humeur fleur bleue, je me suis rarement autant ennuyée en lisant un roman.

Principalement, je pense, parce que la tension y est quasi inexistante. Bien sûr, Edward ne cesse de répéter à Bella qu'il est un monstre, qu'il est dangereux pour elle, etc... mais à aucun moment Bella ne semble en danger en sa présence. La seule véritable menace n'arrive qu'à la fin du roman, et même à ce moment, on ne s'inquiète que très moyennement. Personnellement, à ce point du récit, je trouvais Bella tellement stupide que je lui souhaitais vraiment d'aller se faire boulotter par un monstre pour lui apprendre à connecter ses deux neurones, mais bon...

Car oui, j'ai détesté Bella qui, je pense, aurait maintenant sa place dans mon top 10 des personnages les plus énervants. Au début, je la trouvais simplement snob, avec sa manière de traiter les gamins de Forks, qui font tout pour être accueillants, comme de gentils attardés. Mais au fil du récit, on s'aperçoit qu'elle n'est vraiment qu'une buse sans cervelle, et j'ai fini par arrêter de compter le nombre de fois où j'ai levé les yeux au ciel ou eu envie de hurler de frustration devant tant de bêtise. Bella n'a littéralement peur de rien, et loin d'en faire une héroïne forte et courageuse, cela nous donne simplement l'impression d'être face à une idiote de première avec zéro instinct de survie. J'imagine qu'Edward la trouve intéressante juste parce qu'il ne peut pas lire dans ses pensées, sans quoi il ne lui faudrait pas longtemps pour réaliser que sa pintade de copine n'est pas une lanterne (ce qui nous aurait épargné 400 pages de mièvreries, cela dit.)

Du coup, la plus grande partie du livre se résume à Edward chouinant parce qu'il ne peut pas être avec Bella (tout en passant le plus clair de son temps avec elle, quand même...) et Bella déblatérant sur Edward et à quel point il est beau et parfait (visiblement les deux seuls adjectifs présents dans le vocabulaire de l'auteur.) A aucun moment je n'ai été émue ou touchée par la romance entre ces deux personnages, que j'ai trouvé d'un gnan-gnan absolu. Je n'ai vraiment pas ressenti cet aspect Roméo et Juliette auquel on serait en droit de s'attendre, car rien, absolument rien, ne fait obstacle à l'histoire entre Edward et Bella. Même la famille vampire d'Edward n'a pas l'air de franchement désapprouver qu'il batifole avec un potentiel casse-croûte, et Edward lui-même parvient à maîtriser son envie de croquer Bella sans aucun problème. Partant de là, j'ai envie de dire qu'il y a à peine de quoi fouetter un chat...

Je ne m'étendrai pas sur le style qui est franchement quelconque (quand il n'est pas tout simplement mauvais.) Comme je l'ai déjà dit, le vocabulaire est tristement limité et je pense qu'on aurait pu élaguer une bonne partie du livre en se débarrassant des multiples références à la maladresse de Bella, qui sont amusantes au début et puis qui deviennent franchement pénibles au bout d'un moment.

Sur une note plus positive, j'ai tout de même apprécié quelques personnages, Jacob pour commencer, que j'ai trouvé plutôt sympathique, et Alice, un personnage qui m'a paru assez attachant et rafraîchissant (ce qui me fait penser que j'aurais totalement eu envie de lire une romance centrée sur ces deux là plutôt que sur les deux autres mous du bulbe.) Mais ils apparaissent de façon beaucoup trop sporadique pour rehausser l'intérêt de l'histoire de toute façon.

Bref, en dépit de ma bonne volonté, je me suis profondément ennuyée à cette lecture. Je ne pense pas que ce soit la romance en elle-même qui m'ait rebutée (pas avec mon obsession actuelle pour les fanfics cheesy et fluffy) mais simplement le traitement qui en est fait. Aucune tension, de la mièvrerie à n'en plus finir, des héros sans aucun charisme... inutile de dire que je n'ai pas l'intention de poursuive la série.

Bonus:
Pour vous prouver que je ne suis pas une vilaine ronchon voilà ma fanfic choupinette préférée du moment (officiellement sur Glee, mais sans aucun rapport avec Glee, à part les noms des personnages (Nick et Jeff en l'occurrence)) : Dead on Arrival et sa suite One Short Day.

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